ARCHIVES DU CENTRE ACADIEN DE L'UNIVERSITÉ SAINTE-ANNE – COLLÈGE DE L’ACADIE

 

 

 

 

FONDS

 

JAMES VALENTIN STUART

 

 

 

MG 4

 

 

 

 

INSTRUMENT DE RECHERCHE

JANVIER 1996

 


HISTORIQUE DE LA CONSERVATION

 

Les documents de ce fonds ont été réunis et préservés par les descendants de James Valentin Stuart et de Marguerite Sophie Melanson. Ils ont été légués au Centre acadien en août 1990 par un petit fils du couple, soit Jacques Stuart et sa fille Amelia.

Les documents avaient toujours reposé dans des boîtes de bois et de carton dans le grenier de la maison Stuart. Malgré les chauds et les froids excessifs de cet environnement non contrôlé, les pièces documentaires étaient en assez bonne condition lors de leur transfert au Centre acadien. Ces lettres furent ôtées des enveloppes et dépliées avant d'être placées dans des chemises. Mais ce n'est qu'en 1996 qu'ils furent placés dans des chemises sans acides. Il n'y existe aucune restriction de consultation sur ces documents.

 

 

BIOGRAPHIE

James Valentin Stuart

James Stuart naquit en 1806 de parents inconnus. Nous savons qu'il vivait à Halifax avec sa grand-mère et son oncle John Mooney qui agissait comme son gardien. Vers les 1820 Stuart et son oncle s'étaient installés à Saint Jean au Nouveau-Brunswick où ce dernier était employé comme charpentier. Après deux ans dans cette ville les deux sont venus à Pointe-de-l'Église où ils travaillaient sur la « grande église » du Père Sigogne, soit celle construite après le grand feu de 1820 et située dans le cimetière actuel en face de l'Université Sainte-Anne.

Le 22 octobre 1839 Stuart épousait Marguerite Sophie Melanson, fille de Jean-Baptiste et de Cécile Murat. De cette union 13 enfants vont naître, dont 5 filles et 8 garçons. Au début de leur vie mariée le couple avait pris domicile à Marshalltown, village anglais près de Digby, mais après la mort de Jean-Baptiste Melanson, le couple reviendra à Pointe-de-l'Église pour soigner Cécile, mère de Marguerite Sophie, et c'est eux qui vont hériter le domaine paternel. C'est pourquoi que l'on trouve leurs descendants encore aujourd'hui à la baie Sainte-Marie.

James Valentin Stuart est devenu un chef de fil dans la communauté acadienne du comté de Digby. Il était à la fois homme d'affaires, fonctionnaire et militaire. En ce qui a trait au premier, il était fort probablement associé de J. B. J. Porter, commerçant à Yarmouth, partenariat qui s'est dissout ver le milieu du 19e siècle. En tant que fonctionnaire Stuart fut percepteur des impôts douaniers au port de Weymouth et également juge de paix du canton, ce qui entama une correspondance assez volumineuse avec John Chipman Wade, membre de l'Assemblée législative pour le canton du comté de Digby. Du côté du militaire James Stuart fut capitaine de la quatrième compagnie de la milice civile de Clare.

James Valentin Stuart est mort le 19 mars 1899 à l'âge de 93 ans. Pour de plus amples renseignements sur la vie de cet individu voir « James Valentin Stuart at the Acadian School » écrit par le ministre E. M. Saunders, et qui a paru dans L'Évangéline, le 14 octobre 1897.

Ce fonds à vrai dire est un mélange car il y a plusieurs sources de provenance (J. V. Stuart, Jean Bte. Melanson, John Mooney, etc.) et souvent ce n'est pas claire qui est responsable pour la création d'un document particulier. En plus il arrive à plusieurs reprises qu'un document soit signé par deux personnes de la famille étendue (Stuart, Melanson, Mooney).

 

 

 

 


Fonds James Valentin Stuart

 

 

Série A :  L'homme et son travail

 

Sous-série A.1 :

 

                J. V. Stuart, douanier

 

Documents textuels - 1865 - 1891. - 5 cm. - originaux en bon état.

Un document provenant de Charles Tupper et daté du 9 mars 1865, atteste à la nomination de J. V. Stuart au poste de douanier. Il occupait ce poste jusqu'en 1891. Sa juridiction était le port de l'Anse des Belliveau et le brise-lame des Grosses Coques.

 

Dans cet emploi ses fonctions étaient maintes. Par exemple un dossier consiste de la correspondance et notices effectuées lors de la saisie d'une goélette. Un autre exemple est le dossier accru suite à l'arrivée au port d'un matelot atteint de la fièvre typhoïde. Plus quotidiennement ses taches consistaient de la collection d'argent des tarifs douaniers, rapports de goélettes et leurs cargaisons, correspondance gouvernementale, primes de pêche, etc.

 

 

Cote : MG 4, Boîtes 1, d 1 à d 5.

 

Sous-série A.2 :

 

                J. V. Stuart, juge de paix.

 

Documents textuels, écrits à la main. - l856 à 1882. - 32 cm. - originaux.

 

D'après un document signé par le député adjoint au secrétaire général, M. Keating, James V. Stewart [sic] fut assigné le poste de juge de paix le 15 mai 1856. Néanmoins on trouve parmi sa collection des documents (surtout des testaments) datant depuis 1801. On trouve aussi des ordonnances de comparutions, des actes notariés, etc. qui datent d'avant 1856, signés ou autorisés par quelqu'un autre que M. Stuart. Cela s'explique, en mon avis, par le fait que son beau-père, Jean Baptiste Melanson était, lui aussi juge de paix et que ces documents lui auraient appartenu. En effet il y a plusieurs ordonnances de comparutions signées par les deux - Jean Bte. Melanson et James V. Stuart.

 

Cette sous-série consiste aussi d'autres types de documents légaux tels que des mandats d'arrêts, des ordonnances pour payer des dettes, des attestations de travail,  rapports de procès, des déclarations écrites sous serment, des ordonnances d'interdictions, des ordres d'internement, actions en paternité, etc.

 

D'après ces documents M. Stuart aurait pris retrait en 1882 ou 1883.

 

 

Cote : MG 4, Boîtes 1 à 4 incl., d 6 à d 27.

 

Sous-série A.3 :

 

        J. V. Stuart, homme d'affaire.

 

Documents textuels, écrits à la main. - 1842 à 1905.

 

En mai 1849 J. V. Stuart et son neveu John B. J. Porter ont conjointement ouvert le magasin de marchands détaillants « Stuart and Porter » à Yarmouth. D'après les tas de factures, reçus, bonds de commande c'est évident qu'elle sorte de marchandises on pouvait y trouver dans le magasin. D'après les documents contenus dans ces dossiers, c'est John Porter qui s'aurait occupé du magasin tandis que James Stuart demeurait à la Pointe-de-l'Église. Les deux correspondaient et se rencontraient périodiquement pour discuter de leur besogne. Leur entreprise, hélas, fut de courte durée. On trouve dans le dossier #29 une affiche en date du 3 décembre 1849 disant que tous les biens du magasin seraient vendus à l'encan. Quelques lettres de Porter à Stuart sont écrites sur un ton amer. Le marchand Thomas Crozier « Importer of every description of British Merchandise » essaie de collectionner l'argent qui lui est dû pour les marchandises vendues à Stuart and Porter. En 1905 cette chose n'est pas encore réglée. Le fils de Thomas Crozier écrit à Sister Mary Bernard, fille de James, « as to J. V. I do not think he is in any way responsible for his dishonest partner's half of the debt. » (d 31) .

 

 

Cote : MG 4, Boîtes 5, d 29 à d 34.

 

Sous-série- A.4 :

 

                J. V. Stuart, capitaine dans la milice.

 

Documents imprimés et écrits à la main. - 1862 à 1914 - (surtout 1862 à 1866). - 2 cm.

 

Cette série consiste surtout des rôles de miliciens de Clare (1862-1863). Le nom de J. V. Stuart apparaît sur une de ces listes, précédé du titre de « capitaine ». Dans ce dossier il y a aussi un document adressé à James Stuart et qui date de 1914.

 

 

Cote : MG 4, Boîtes 5, d 35.

 


Série B : Municipalité de Clare -

les avant propos.

 

1848 à 1888, surtout 1848 à 1867. - comptes, reçus, attestations. - .5cm. originaux.

 

En 1848 (date du premier document) la municipalité de Clare n'existait pas comme telle. C'était plutôt le « township » de Clare qui était sous le district numéro 10 du comté de Digby.

 

La majorité des documents dans cette série se rapportent au bureau de la bienfaisance (overseer of the poor); soit qu'il s'agisse d'une jeune fille-mère, des soins pour personnes affligées - malades ou invalides et qui n'ont aucun moyen pour s'entretenir.

 

Cette série consiste aussi de quelques copies de « assessment rolls for the Township of Clare Electoral district # 10, 1857 ».

 

À noter, les documents signés par J. V. Stuart ont souvent les titres « J. P. » ou « Clerk » qui accompagne son nom.

 

 

Cote : MG 4, Boîtes 5, d 35.

 

Série C : La famille étendue de

James V. Stuart

 

Sous-série C.1 :

 

Correspondance et documents personnels de J. V. Stuart et son épouse Marguerite

 

Documents textuels écrit à la main. - 1846 à 1891. - .5cm.

 

Malgré qu'on ne connaisse pas les parents de J. V. Stuart on trouve de la correspondance provenant de ses cousines, nièces et neveux.

 

 

Cote : MG 4, Boîte 5, d. 36.

 

 

Sous-série C.2 :

 

Correspondance entre Soeur Marie-Bernard et ses parents.

 

Lettres écrites à la main. - 1881 à 1893. - .5cm. Soeur Marie-Bernard, fille de J. V. Stuart et de son épouse Marguerite, était au couvent Saint Patrice à Halifax d'où elle écrivait ses lettres. La première lettre est écrite à son père et date du 3 septembre 1881. Elle écrivait respectivement à son père en anglais et à sa mère en français, autant impeccablement dans une langue que dans l'autre. Ses mots tendres parlent d'un amour englobant ; sa dernière lettre date du 12 novembre 1893.

 

 

Cote : MG 4, Boîte 5, d. 37.

 

Sous-série C.3 :

 

Correspondance et documents personnels de John Mooney.

 

Originaux, écrits à la main. - 1831 à 1866. 1cm.

 

Les liens entre John Mooney et James Stuart étaient aussi rapprochés que s'ils avaient été père et fils. Il m'est donc pas difficile à concevoir que partout ici et là à travers ce fonds on trouve des documents ayant trait à ces deux. Lorsque cela est le cas, les documents ont été placés dans les dossiers de James Stuart.

 

Les documents dans le dossier de John Mooney datent de 1831 à 1854. La plupart d'entre eux sont des états de comptes et des contrats de travail.

 

 

Cote : MG 4, Boîte 5, d. 38.

 

Sous-série C.4 :

 

Comptes et correspondance de Robert Stuart.

 

Documents textuels. - Originaux. - 1888 à 1931. - .5cm.

 

D'après la nature de la correspondance il est difficile d'attester avec certitude si Robert Stuart est le fils de James V. ou non. Une des raison pour cette difficulté repose sur le fait que les lettres de Robert son écrites en français. Mais de l'autre côté il reçoit une lettre de Soeur Marie-Bernard qu'elle adresse « my very dear brother ».

 

Pour la plupart cette sous-série consiste de factures et de reçus.

 

 

Cote : MG 4, Boîte 5, d. 39.

 

 

Sous-série C.5 :

 

Famille Jean-Baptiste Melanson.

 

Correspondance, factures écrites à la main. - 1811 à 1867 (surtout 1840 à 1842). 3cm.

 

 


Sous-sous-série C.5a :

 

Jean B. Melanson

 

Jean-Baptiste Melanson père, né en 1780 est mort en 1855. Puisqu'il avait un fils portant le même nom que lui il est difficile de constater avec certitude la provenance des dossiers mentionnés ci-bas. Le fils est né en 1810. Il est difficile à savoir s'ils étaient tous deux capitaines ou si seulement le jeune l'était. Un document de douanes du port de Boston, daté du 9 août 1867 porte le nom de J. B. Melanson - alors que J. Bte. Melanson, père était mort depuis 13 ans.

           

J. B. Melanson (père/fils?) se rendait à Boston pour acheter des denrées. Il n'est pas claire d'après l'information dans ces dossiers ce qu'il faisait avec sa cargaison dès son arrivée à la Baie Sainte-Marie.

 

Jean B. Melanson (?) était aussi juge de paix. Ses documents légaux (ordonnances de comparutions, mandats d'arrêts, etc.) ont été intégrés dans les dossiers de James V. Stuart (d. 6 à d. 27).

 

 

Cote : MG 4, Boîte 6, d. 40 à 41.

 

Sous-sous-série C.5b :

 

Augustin Melanson

 

1840 à 1843. - cm

           

Augustin Melanson  est le fils de Jean Baptiste et de Cécile Murat. Il était capitaine de voilier et faisait le commerce avec Boston.

 

 


Sous-sous-série C.5c :

 

Correspondance entre Cécile Murat et son fils Stephen.

 

1849 à 1852. - cm

           

Stephen travaille sur des navires aux États-Unis.

 

 

Cote : MG 4, Boîte 6, d. 40 à 41.

 

Série D :

 

Et cætera

 

Documents imprimés. - 1887 à 1921. - 13cm.

           

Cette série consiste d'une variété de livrets tels que livrets du département d'agriculture, du département de santé, débats sur le budget fédéral (1893), un livre d'histoire. Cette série comprends aussi des journaux, parties de journaux ou simplement des découpures :      « The Daily Echo », « The Homeless Child », « Halifax Herald »,         « Yarmouth Herald », « Boston Post », « Royal Gazette », « Morning Chronical », « Evening Echo », « Weekly Sun » et « Topics of the Times ».

 

 

Cote : MG 4, Boîte 6 et 7, d. 44 à d. 52.


MG 4

 

FONDS JAMES VALENTIN STUART

 

 

Historique de la conservation

 

Biographie

 

Série A :  James V. Stuart

 

            Sous-série A.1............ Douanier

            Sous-série A.2............ Juge de paix

            Sous-série A.3............ Homme d’affaires

            Sous-série A.4............ Sa carrière dans la milice

 

Série B :  Municipalité de Clare - les avant propos

 

Série C :         La famille étendue de James Valentin Stuart

           

            Sous-série C.1............ Correspondance et documents personnels de James                  Valentin Stuart.

            Sous-série C.2............ Correspondance entre Soeur Marie Bernard et ses                    parents.

            Sous-série C.3............ Correspondance, comptes et documents personnels de John     Mooney.

 

            Sous-série C.4............ Comptes et correspondance de Robert Stuart.

            Sous-série C.5............ Factures, comptes et documents personnels de Jean Bte.                       Melanson.

            Sous-série C.6............ Comptes et reçus d'Augustin Melanson.

            Sous-série C.7............ Correspondance entre Cécile Murat et son fils Stephen.